KONSTANTIN BOGAEVSKI

Port d'une ville imaginaire

Tout ce qui me plairait n’existe pas encore :
Les bandes dessinées, tous les jeux video
Et la réalité virtuelle que j’adore.

Mais on ne choisit pas son siècle de naissance.
Alors je peins les mondes virtuels en solo
Afin d’ouvrir la voie à notre descendance.

J’y mets des constructions sorties de ma besace,
Des maisons, des hangars, des bateaux, des silos,
Qui attendent sereins que l’ange du temps passe

Et que le moment vienne ou quelque futuriste
Animera la scène avec un art nouveau.
Ainsi se perpétue le travail des artistes.


Port d'une ville imaginaire

Konstantin Bogaevski - Port d'une ville imaginaire (1932)