LOVIS CORINTH

La violoniste

L’entendez-vous aussi, cette mélancolie
Béate que le peintre a mis dans mon regard ?
Elle plonge en vos tripes, vous rend l’air hagard,
Vous scotche à ce violon, son seul petit ami.

On se croirait en mer dans la brume bleutée,
Dans le brouillard des bois par un matin d’hiver,
Errant entre deux eaux dans un monde bleu-vert
A la fois triste et beau, solitaire, éthéré.

Alors pour compenser, dans le bas du tableau,
Le peintre a rajouté des touches de couleurs,
Qu’on peut aller chercher pour rhabiller le cœur

Si cette mise à nu l’exposait un peu trop.
Et le violon attend le second mouvement
Pour ramener aussi l’esprit au firmament.


La violoniste

Lovis Corinth - La violoniste (1900)

Tiergarten, Berlin

Que peut donc dire de plus Berlin ?
Sinon qu’en toute saison, tout temps
Les personnes de tout âge et sexe,
De toutes les nationalités
Peuvent venir ici partager
Un moment de bonheur et de paix
Sans qu’aucune d’elle ne se vexe,
Ne se fâche ou devienne méchant.
Sauf Lui, pour concurrence à l’Eden.


The new pond in Tiergarten

Lovis Corinth - The new pond in Tiergarten (1908)

Ice skating ring in Tiergarten

Lovis Corinth - Ice skating ring in Tiergarten (1909)

Portraits de femme

Quand la femme émerge de l’innocence,
Vénus en fleur sortant de sa coquille,
Le silence se fait dans l’assistance,
Le Musée accueille la jeune-fille.

Plus tard, elle sera femme intégrale,
Jouant avec la lumière et les couleurs
De ses propres compositions florales
Pour le bonheur de ses admirateurs.


Innocentia

Lovis Corinth - Innocentia (1890)

Frau mit lilien

Lovis Corinth - Frau mit lilien (1911)