Quand la forêt jette un œil par le trou de sa serrure
Pour faire la lumière sur son avenir,
Elle y voit des engins, des champs et des cultures
Intensives, des constructions et des parcs de loisirs,
Des routes, des autoroutes et des chemins de fer,
Qui grignotent petit à petit son domaine ;
Et le trou même de sa serrure prend forme humaine
Prête à l’estropier, la bêcher, la foutre en l’air.
Alors la forêt prend pitié et prie pour tous nos frères
Car elle sait bien, si vient à sonner le glas
De la Nature ainsi que de ses locataires
Qu’elle ne sera pas celle qui ne survivra pas.
A moins de passer toute sa vie dans un monastère,
On trouve rarement pareille sagesse sur Terre.