En automne, dans nos pays bien froids,
Si on ne veut pas se geler les bourses
Et se tétaniser le bout des doigts,
La peinture en plein air est une course.
On abandonne donc tous les détails
Pour se concentrer, dans les paysages,
Sur l’âme même de leur personnage
Et la retranscrire dans le travail
En touches vigoureuses et rapides,
A l’aide de larges coups de pinceau
Exécutant ce que la main décide.
Quoi qu’il en soit, la nuit tombe si tôt
Qu’il faut vite terminer son devoir,
A moins de vouloir peindre un tableau noir.